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Quand végétariens et omnivores cohabitent

écrit par Sylvie Charbonneau
Quand végétariens et omnivores cohabitent

Personne n’a les mêmes goûts chez nous!  Végétariens, végétaliens, omnivores, sans gluten ou avec gluten… C’est quelque chose qu’on rencontre dans toutes les familles vous me direz, et en ce sens, on n’est pas bien différents des autres.

Nous sommes une famille “recomposée”:  ce qui veut dire qu’on a dû composer et re-composer plusieurs fois ensemble de nouvelles façons de faire, à commencer par ajuster nos habitudes alimentaires. 

À travers tous les défis qui guettent les familles “recomposées”, on a donc eu aussi à combiner nos goûts et nos recettes, en essayant de plaire à toute la nouvelle gang que nous étions en train de former.

Avant d’emménager tous ensembles, on “se recevaient à souper” chacun notre tour, le week-end: moi et ma fille d’un côté, Chéri et ses 2 enfants de l’autre.  On se faisaient mutuellement découvrir nos plats et nos menus: un weekend c’était Chéri qui faisait la cuisine et ses recettes, le weekend suivant c’était moi.  On a donc tous découvert progressivement de nouvelles recettes et essayé de nouveaux plats, tout en tissant les liens de notre nouvelle famille.

Végétariens et omnivores font connaissance

Ça semble sympa comme formule, non? On trouvait ça cute, nous aussi! Mais il y a un p’tit hic: Ma fille et moi mangions principalement végé , bio et local. Tandis que chez mon Chéri, c’était plutôt une cuisine viande-patates-légumes, un peu plus  traditionnelle.

Nous allions donc devenir une famille de végétariens et d’omnivores. Qu’allait-on faire avec ce fossé alimentaire qui nous séparait?

On a pris ça une bouchée à la fois! 

enfant joie jeux extérieur

Cuisiner pour la famille: un défi pas simple du tout

Lorsqu’on a décidé d’emménager ensemble, les 3 enfants avaient tous moins de 10 ans. Et on a vite mesuré l’ampleur des différences:

  • une qui n’aimait pas les légumes (on a dû trouver des astuces! Vive le blender et les potages…)
  • une qui n’aimait pas la viande
  • un qui ne voulait rien savoir du fromage et des tomates 
  • un qui préférait de la viande souvent…

Au secours!  On n’étaient pas au bout de nos peines… Faire l’épicerie est vite devenu un casse-tête et préparer les repas tenait d’un exercice d’équilibre qui donnait le vertige.

Comment a-t-on fait pour hamoniser le panier d’épicerie, la préparation des repas et notre alimentation de “nouvelle famille”? On a fait ça progressivement, en impliquant tout le monde.

Faire 2 cuisines séparées: pas question!

Si les défis ont été importants au début, je peux dire qu’au fil des 17 dernières années, le menu de notre famille recomposée s’est harmonisé et nos soupers en famille sont des moments que l’on chérit particulièrement, encore aujourd’hui.

On n’a pas eu besoin de faire 2 cuisines séparées longtemps (fiou!) et on a réussi à trouver notre façon de faire pour que tout le monde mange selon ses goûts, sans avoir à passer des heures à préparer des plats différents.

famille de végétariens et non végétariens, aux pommes

Plusieurs plats végétariens sont devenus des favoris de toute la famille avec le temps (même pour nos plus difficiles à convaincre!). Mais on a également conservé les repas de viandes, qu’on aime bio, sans hormones, sans antibiotiques et locales.

L’importance d’impliquer toute la famille dans la cuisine

Voici ce qui a bien marché chez nous. Je vous partage quelques uns de mes trucs:

  • Planifier les menus à l’avance: Je le fais depuis longtemps: ça sauve un temps fou! Et surtout, ça permet de ne jamais se retrouver devant le frigo, le soir en revenant du boulot, et de se demander “Qu’est-ce qu’on va faire pour souper?
  • En planifiant nos menus à l’avance, à partir des goûts de toute la famille, on a toujours tout ce qu’il faut à la maison pour préparer 7 soupers complets, quand ça nous tentera de les préparer. Vous aimeriez essayer ça? J’explique ma façon de procéder, dans cet article.
  • Cuisiner ensemble: Toute la famille a pris l’habitude de cuisiner ensemble. On ajustait les responsabilités selon les âges. Ça a pris beaucoup (beaucoup!) d’encouragements de la part des parents, mais on y est arrivés!
  • Valoriser l’exploration alimentaire: Un dimanche par mois, chacun des enfants à tour de rôle avait le choix de cuisiner quelque chose à son goût. Un des 2 parents prêtait assistance, pour donner le coup de pouce nécessaire à nos cuistots-en-herbe.  Ça a permis à nos jeunes de se faire la main à la cuisine, dans un contexte ludique, où ils étaient en contrôle des choix du plat et de sa réalisation.  La plupart du temps, ils choisissaient de faire des desserts. Et pourquoi pas? Autant commencer par ce qui est le plus le fun!

 

famille-de-végétariens-pommier

 

Ces “explorations alimentaires” nous ont ainsi donné de belles recettes à déguster en famille… mais aussi des anecdotes hors-pair, qui sont devenues nos souvenirs de famille les plus rigolos !


 

Le plaisir caché de rater une recette

Je ne nommerai personne, mais je peux vous partager quelques anecdotes, parmi nos meilleures:

  • La Tarte au Chocolat: Un certain dimanche, c’est une tarte au chocolat que notre chef du moment avait choisi de nous préparer. On avait tous hâte au dessert, pour y goûter. À la grande surprise du jeune chef, la fameuse tarte, une fois refroidie, était tellement dure qu’il a été incapable de la couper en pointes!  Chéri s’en est mêlé: rien n’y fit, cette tarte était impossible à couper.  On s’est résolus à aller chercher un marteau et à s’en servir pour casser la tarte en morceaux, qu’on a grignoté du mieux qu’on a pu.  On se souvient tous de l’aventure et on rit encore!
  • Les Biscuits sans farine: Une autre exploration alimentaire fut la confection de biscuits aux pépites de chocolat. Tout se déroulait à merveilles et les étapes étaient suivies méthodiquement… du moins, c’est ce qu’on croyait. Ce n’est qu’une fois les biscuits rendus au four, à mi-chemin de la cuisson, que notre autre jeune cuistot a réalisé que la farine avait été oubliée! Avec la chaleur, ses beaux biscuits s’étaient étendus en une large flaque, qui tapissait la tôle à biscuits de bord en bord. Tant d’efforts, tant de bonne odeurs prometeuses, qui se terminaient en grande flaque beige. Rien de perdu, toutefois: on a tous encouragé notre jeune chef et on a fini par manger le tout à la cuillère, pigeant à même la tôle. Très bon !

Comment a évolué notre alimentation familiale

famille en voyage

Au fil de toutes ces années à vivre ensemble, on a trouvé “nos trucs” pour installer l’harmonie dans la famille. Pour nous, c’est ceci qui a fait une différence:

  • Conserver les traditions Pour ne dépayser personne, au début de notre vie en commun,  on a conservé chacun nos recettes traditionnelles, tant du côté de Chéri que de mon coté. Mais progressivement, nous avons adapté les menus.

Ma recette de couscous de quinoa au cari est un bel exemple de l’évolution de nos habitudes alimentaires familiales.

Vous pourrez lire dans ma recette comment elle a été adaptée pour différentes fourchettes, pour devenir un des repas familiaux préférés de notre gang.

  • Introduire les changements doucement – On introduit les nouveaux aliments graduellement, on teste. Et vive les adaptations! Par exemple, quelques années plus tard, quand j’ai du éliminer le gluten pour moi, j’ai revisité les menus familiaux et les ai adaptés afin que l’on n’y perde rien au goût.
  • Faire des repas une occasion d’échanger dans le plaisir Nos soupers ont été le lieu de rencontre de notre p’tite famille, qui venait s’asseoir pour manger et raconter la journée.  Au fil du temps, on a mangé davantage des mets végétariens, puis à d’autres moment c’étais des menus avec de la viande, pour équilibrer le tout au global.  L’important est de ne pas être rigide dans notre approche, de conserver de la souplesse et d’avoir une bonne dose d’humour!

Les légumes et les fruits ont tenu une place prépondérante dans nos assiettes, tout le temps. Les “grosses salades” ou les “grosses soupes pleines de légumes” sont un incontournable, pour accompagner le repas du soir. On recherche les produits bio et les produits locaux le plus souvent possible.

 

légumes racines et pistaches

 

Et après? Les oiseaux ont quitté le nid et …

Maintenant que les jeunes ont quitté le nid familial, il arrive qu’on reçoive un p’tit coup de téléphone, à l’occasion: un de nos 3 enfants veut savoir comment faire une de nos recettes-de-famille.

Ça fait la joie des parents, ça!

Notre famille aime se retrouver autour d’un bon souper, et tous apprécient ce qui est mis sur la table.  Avec le temps, le fossé alimentaire s’est comblé: on mange tous beaucoup de légumes (celle qui n’aimait pas les légumes, petite, est maintenant végétalienne!), on mange des fruits, on a sorti le sucre de la maison il y a plusieurs années et on se gâte avec des desserts et collations faits-maison.

Ma mousse de fraises et cajous: vegan et un délice pour tous, chez nous!

mousse aux fraises vegan

 

Mon couscous de quinoa au cari: toujours un de nos plats favoris 

couscous de quinoa aux légumes

 

Végétariens totalement et complètement ?

Eh non! Après avoir exploré différents courants alimentaires au fil des années, la diversité est demeurée bien présente autour de notre table. Mon Chéri aime dire qu’on est flexitariens, il aime le terme.

On a tout de même un faible pour la cuisine végétarienne,  même si on inclut également quelques plats de viande et de poisson: pas tous les jours, mais à quelques reprises dans la semaine.

Et mon fameux plat de quinoa, là-dedans ? Je le prépare maintenant en grande quantité et je l’assemble dans 2 gros chaudrons. Ce n’est pas très compliqué à figurer:

  • 1 chaudron “version végé”  avec les pois chiches et les légumes
  • 1 chaudron “version poulet” avec les mêmes légumes

Avec ça,  c’est toujours le bonheur sur la table et dans la maisonnée!

Pour le découvrir mon couscous de quinoa au cari, voyez la recette, par ici.

Pour essayer ma mousse de fraises et cajous: c’est ici.

Bonne cuisine en famille!

SylvieTasse Sylvie


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2 commentaires
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2 commentaires

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Lise décembre 3, 2019 - 6:35

Merci pour ce partage inspirant! ❤️

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Sylvie Charbonneau
Sylvie Charbonneau décembre 3, 2019 - 9:39

Merci Lise!

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