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Ma retraite chez les soeurs: le bonheur du silence

écrit par Julie Leroux
Ma retraite chez les soeurs: le bonheur du silence

Une retraite silencieuse: vous voyez cela comme une occasion délectable de vous mettre à “off”  ou comme un défi à relever?

Après mon article sur la forêthérapie, j’avais le goût de vous partager une toute nouvelle expérience que j’ai vécue dernièrement. Je me suis offert un « moment d’intemporalité »; ce genre d’espace-temps que nous n’arrivons pratiquement jamais à toucher, avec tous les « faut que » de la vie: faut que je fasse l’épicerie, faut que je fasse le lavage, faut que – insérez les vôtres! -…

Ça m’est venu pendant un moment d’intériorisation. L’endroit où mon âme souhaitait se déposer (depuis longtemps!) est passée de mon cœur à ma conscience. Je savais où je voulais aller: chez les Sœurs ! Oui, oui, sur un coup d’âme et non sur un coup de tête, je me suis dirigée vers une retraite silencieuse chez les Sœurs.

Une retraite pour se baigner dans le silence

Connaissez-vous les bienfaits du silence ?

Mère de 4 enfants et faisant de l’accompagnement auprès des gens, il m’arrive tellement peu souvent d’être seule avec moi-même: je suis en général préoccupée par l’un ou par l’autre, et je n’ai vraiment pas assez d’occasions de me connecter avec moi-même, mis à part de brefs instants. Alors, le silence, pour moi, ça m’appelle!

retraite silence monastère

Le silence comporte de nombreux bénéfices pour notre santé: il aide à régénérer les cellules, contribue à réduire les risques cardio-vasculairesréduit le stress, et donc apporte une meilleure qualité de vie en général. Il nous amène vers une plus grande créativité, aussi … où nous pouvons avoir nos moments «euréka »! Et il nous guide assurément vers une redécouverte de soi-même. Ce n’est pas rien!

À mon arrivée chez les Soeurs*, j’étais très fébrile. Je ressentais un mélange de peur face à ce grand silence et à cet endroit inconnu, mais en même temps, je ressentais aussi une grande soif d’enfin toucher à ce silence. Une sorte d’ambivalence…

Vous savez quoi ? J’avais prévu cela, et j’ai donc demandé à mon conjoint de m’y reconduire, afin que je ne puisse pas revenir chez moi avant le temps. Je voulais être sûre que, même dans un moment de panique, j’irais toucher au fond de moi, dans ce grand silence.

Se mettre à off… pour vrai

En refermant la porte de ma douillette petite chambre, ça y est, j’ai pu enfin mettre la « switch à off ».

Ayoye…. J’étais dont bien épuisée ! J’ai dormi douze heures en ligne et fait une sieste de 4 heures par la suite ! Aucun rêve, aucun son, aucune image… la réelle « switch à off ».

Le plus beau dans tout ça, c’est que ce n’est pas la maladie ou un choc de vie qui m’a immobilisée de cette façon, seule avec moi-même: c’est plutôt un choix de prendre soin de moi, en faisant cette retraite. J’étais vraiment fière de moi, d’avoir choisi ce moment et de le réaliser.

Tout au long de mon séjour, j’ai vraiment eu l’impression d’avoir fait « pause » sur la vie, sur ma vie, et de simplement avoir été là pour moi. Dans cette atmosphère de silence, sans télévision, sans technologie, c’est comme si j’avais enfin réussi à sortir de ce monde qui va parfois trop vite pour moi. Je me sentais complètement ailleurs, vraiment dans un espace-temps autre, avec la sensation d’être en sécurité dans ce grand silence.

Quand j’y repense, cela me fait sourire car le seul son que j’entendais était le glissement des souliers des religieuses, le long des corridors; un petit bruit réconfortant, rempli de sagesse et de paix.

Une autre vitesse

Ah, le matin, croiser tous ces beaux visages souriants vieillis par le temps, mais heureux d’habiter la prière, la foi: toute qu’une vocation! Et une vitesse de vie bien différente.

Ça m’a amenée à réfléchir énormément sur la vie et le rythme dans lequel nous la vivons.

Moi qui, à mon âge, a bien souvent soif d’habiter mon silence et ma solitude, alors que ma propre maison « grouille » de vie. Mais je me disais en même temps, que peut-être plus loin dans ma vie,  je serai confrontée à une autre sorte de silence: celui  de la solitude, qu’on ne vit pas par choix. Le silence, ça nous fait réfléchir…

Je suis persuadée que bien des aînées paieraient cher pour avoir une maison qui « grouille » de vie. Alors pourquoi ne pas commencer dès maintenant à apprivoiser notre propre silence pour faire plus tard « une petite vieille » heureuse et épanouie! Parce qu’en s’offrant des temps de pause, nous sommes plus aptes à profiter des moments « grouillants » de la vie sans être constamment au bord de l’épuisement.

À chacune son séjour

À l’endroit où j’étais, c’était un grand respect qui régnait partout. Je n’étais pas dans l’obligation de suivre les offices et les cérémonies, ou autres. On me laissait la liberté de vivre mon silence à ma façon. Les religieuses prenaient simplement de mes nouvelles, s’informaient pour savoir si je me portais bien: des vraies mamans remplies d’amour! Imaginez: le silence, la tranquillité, aucun stress, aucun repas ni vaisselle à faire !

Le temps était au ralenti. J’en ai écrit des belles choses durant tout ce temps… que je garde pour moi, mais qui restent des témoins de cette pause que je me suis offerte.

Face à face avec…soi!

Je ne sais pas si vous vous êtes déjà offert ce genre de moment « d’intemporalité », ce moment où vous n’avez à penser à rien d’autre qu’à vous?  Une retraite, pour moi, c’est apprendre à connecter et à habiter le silence en soi.

Je n’avais pas le goût d’ateliers de groupe, d’activités dirigées, j’avais seulement le goût d’habiter au cœur du silence, au cœur de mon silence. Et je savais pertinemment que ce silence serait bénéfique pour moi, pour ma santé physique, émotionnelle, mentale et spirituelle.

Cette pause, je l’ai appréciée du plus profond de mon être, elle m’a fait du bien… et elle  m’a amenée dans des nouvelles zones de conscience et d’expérience: oublier le quotidien et, dans cette solitude, toucher à cette partie de moi qui peine à s’exprimer depuis si longtemps.

Au-delà des heures de repos, des heures sans corvées familiales, c’est un lien extraordinaire que je suis en train de créer avec moi-même. Je n’ai jamais vécu, ni ressenti de tel.

« Savoir habiter le silence est le secret du bonheur » « L’amour du silence conduit au silence de l’Amour »

-Michel Hubaut, Les chemins du silence.

Pour moi, cette expérience a été l’une des plus belles! Et je la referai assurément, plusieurs fois par année. Prendre soin de soi, choisir de s’arrêter, c’est le plus beau respect que nous puissions nous offrir et se dire à « soi-m’aime »… je m’aime!

 

Julie Leroux plume 11

* chez les Soeurs: l’endroit où je suis allée fait partie de mon petit jardin secret et je ne voudrais pas que les soeurs chez qui j’ai passé ces quelques jours soient envahies de questions, car l’endroit est tout petit. Je vous laisse la liberté de trouver l’endroit adapté à votre besoin de silence.


Vous avez aimé l’expérience relatée par Julie?  Si l’envie vous prend de plonger vous aussi dans le silence, voici quelques endroits où il est possible de faire une retraite chez les soeurs:

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