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Entrer dans la quarantaine: ce que j’ai appris à dompter

écrit par Valérie Vivier
Entrer dans la quarantaine: ce que j’ai appris à dompter

C’est drôle, quand j’ai eu 40 ans, quand je suis entrée dans la quarantaine, je n’étais vraiment pas contente.

J’aimais bien ça moi, la trentaine : un sentiment de jeunesse toujours présent, mais avec un peu plus d’assurance et beaucoup moins de questionnements. Je ne savais pas ce que la quarantaine me réservais et… je l’appréhendais vraiment. Terminée la jeunesse: devenir une adulte plate, ne plus être belle, sexy, attirante…?

J’étais loin de me douter que c’était tout le contraire qui s’ouvrait à moi!

Depuis les touts débuts de ma vie d’adulte, je regardais d’autres femmes et d’autres hommes avec beaucoup d’admiration, en me disant “Wow, j’aimerais vraiment beaucoup être aussi bonne que cette personne, être aussi compétente, être capable de prendre des décisions difficiles”.

Attendre d’être parfaite 

Je les écoutais parler en me disant qu’ils avaient du punch, qu’elles avaient de la drive, et j’essayais de m’imaginer à leur place. Et alors, à ce moment-là, la même chose se produisait tout le temps :

Je ne suis pas aussi bonne qu’elle… je n’ai pas le même bagage que cette personne… je n’ai pas la même expérience…je ne serais sûrement pas à la hauteur”.

De l’auto-sabotage au quotidien!

femme foret arbre

Pourtant, depuis que je suis toute petite, on me reconnaît comme une personne joyeuse, énergique et qui n’a pas peur de foncer et de relever des défis. Et c’est vrai: en général, je ne me pose jamais la question à savoir si je suis capable de le faire : je me demande plutôt comment je vais le faire. Je ne me soucie que très peu de ce que les gens peuvent penser de moi et je n’ai pas souvent de remords ni de regrets.

Mais lorsque je me retrouve à devoir me défendre moi-même, me mettre en valeur, à vouloir démontrer de quoi je suis capable, c’est là où la voix du doute s’installe parfois et peut s’insinuer dans ma tête, comme un lent poison.

Et alors c’est un réel combat intérieur qui commence.

Par exemple, je vois un affichage de poste intéressant passer dans mon fil de nouvelles. Simplement le titre. Commence alors le duel entre mon côté blé et mon côté givré :

“Ah, tiens donc, je devrais postuler!”…

Hum… As-tu vraiment les compétences pour réaliser un défi de cette nature?

Es-tu assez prête?

Ils cherchent certainement quelqu’un bardé de diplômes…

“Chut! Ça suffit! commence donc par lire la description. Tu es compétente. Arrête de douter!”

C’est en travaillant auprès d’organisations pour l’amélioration de la condition féminine que je me suis rendue compte qu’une grande majorité de femmes avaient ce même schème de pensée!
Et j’en étais!

D’attendre d’être plus que parfaite avant de passer à l’action, d’être plus que prête avant de prendre la parole, de suivre des cours de perfectionnement à gauche et à droite avant d’oser avancer professionnellement. J’en étais!

Ça m’enrageait de faire ce constat!

Dompter le doute: un apprentissage nécessaire

C’est en prenant conscience que je me mettais moi-même des bâtons dans les roues que j’ai décidé de porter plus attention à ces “mauvais” réflexes et à les dompter.femme quarantaine liberté ciel

Pendant cette période, j’ai vu passer une publicité qui disait : “Soyez un super-héros! Relevez le défi de descendre un édifice de 26 étages en rappel au profit de la Société pour les enfants handicapés du Québec”.
Mon premier réflexe a été de dire :

“Oh wow! Oui j’embarque!”…

Hum. Vraiment? tu sais que tu as un vertige incroyable. Seras-tu vraiment capable de t’approcher même du rebord de l’édifice? même de monter sur le toît?

“Ca suffit: ce n’est pas vrai que tu vas encore me freiner dans mes élans! Go, je le fais . Oui, je le fais!”

Ce moment où j’ai pris la décision de relever ce défi a été déterminant pour moi. Et l’ensemble de l’expérience aussi. Affronter ma peur et aller jusqu’au bout.

Oser. Me faire confiance.

Cette expérience allait paver la voie des muscles de ma quarantaine.

Quarantaine: rompre avec l’auto-sabotage

Me voici maintenant les deux pieds dans la quarantaine.

Et la voix du doute est encore présente et tente de s’insinuer dans ma tête encore souvent.

Par exemple, lorsqu’au travail, j’amène des propositions et que celles-ci ne sont pas retenues au profit d’idées d’autres collègues. Lorsque je m’implique dans un groupe, que j’amène mon opinion et que celle-ci n’est pas partagée par les autres. Lorsque je rencontre des hommes et des femmes en poste de pouvoir que je dois convaincre et qu’ils ne semblent pas si convaincus. Je me remet en doute.

Mais alors, quand je sens ce petit serpent pernicieux se pointer, ce petit serpent qui préfèrerait que je me taise, que je ne bouge plus, alors je sens mes crocs se pointer et mes muscles se gonfler!

Je l’attrappe par le cou et je lui dis ” Non! Je vais te dompter, toi!”

 

 

femme randonnée quarantaine

Ça ne veut pas dire ne plus être à l’écoute de ce que les autres ont à proposer, ou ne pas en tenir compte.

Ça veut dire être en mesure d’accorder une valeur à ce que l’on propose, même si cela n’a pas été retenu. Ça veut dire “Attends, je n’ai pas fini, je vais revenir”. La quarantaine m’apprends ça.

C’est une question d’attitude et de sentir ce plancher, cette solidité sous ses pieds.

Cela veut dire ne pas freiner son élan. Avancer.

Oser se tromper et ne pas être parfaite.

Avancer encore.

Ça veut dire prendre position. Oser prendre position au risque que tout le monde ne soit pas d’accord.

Ça veut dire reconnaitre sa valeur en tant que femme dans toute les sphères de la vie, tant personnelle que professionnelle. Ça veut dire dompter le doute.

Valérie Vivier


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